Je ne vais pas revenir sur ma vie en détails (ça prendrait trop de temps!!!) Mais simplement revenir au niveau de mon adolescence.

A cette période, j’étais jeune, 16 ans environ plein d’énergie, avec l’envie de vivre pleinement les expériences qui se présenteraient devant moi. J’étais et suis toujours une personne pleine de vie avec une énergie positive. C’est rare que je ne sourisse pas au moins une fois dans la journée.

Je viens d’un pays où le soleil est présent toute l’année et la température descend rarement en dessous des 25 degrés. Malgré leurs problèmes, les gens ont presque tous le sourire.

Mon sourire et l’énergie que j’ai font partie des trois quarts de ma personnalité.

J’ai très vite réalisé que je devrais faire avec elle toute ma vie. Mais elle m’a très vite jouée des tours. Ce qui découle d’elle en moi sont des émotions fortes et très dures à canaliser. En étant adolescent, j’ai eu beaucoup de peine à mettre des mots sur ce que je vivais et trouver des solutions pour la canaliser. J’ai vécu beaucoup de choses et d’expériences difficiles qui mon fait trébucher et toucher souvent le fond. J’ai fait beaucoup de thérapies et de travail sur moi-même pour essayer du mieux que possible à gérer cette énergie en moi. Mes émotions allaient dans tous les sens et les résultats n’étaient pas souvent positifs. J’ai eu beaucoup de mal à me plier aux règles de la société.

Un matin, j’étais assis au bar d’un pub avec une bière. Je l’ai très vite finie et j’en ai alors commandé une deuxième sur un ton qui a fait que la serveuse m’a demandé si j’avais des problèmes dans ma vie. J’ai répondu « oui » en la fixant des yeux avec colère en terminant par: « Foutez-moi la paix! ». Elle est partie servir un autre client. J’ai recommandé une troisième bière. En me l’apportant elle m’a dit que je buvais trop vite. « Ça ne vous regarde pas » lui ai-je répondu sur un ton agressif.

A ce moment-là, elle a pris le temps de venir vers moi et m’a dit ces deux phrases:

« Jeune homme, vous devez savoir que chacun de nous, dans sa vie, à sa propre montagne à gravir … Nous avons tous des problèmes et c’est à nous de les résoudre et de les affronter sans les anesthésier. » Elle est partie en me laissant avec ça … J’ai quitté le bar avec ces deux phrases en tête sur le moment ça ne m’a pas du tout touché.

Tout ça pour dire qu’aujourd’hui, j’ai enfin compris ce qu’elle voulait me faire comprendre. J’ai tout simplement à faire et à continuer le travail que je fais sur moi-même pour savoir vivre avec mes émotions mes pensées et me positionner clairement pour affronter les problèmes que j’ai dans ma vie sans devoir à chaque fois m’anesthésier! J’appelle ça: « Faire un travail de vie sur soi-même. »

Xavier

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